Faire la peau, le quatrième livre de Louise Chennevière, est peut-être le plus intime mais aussi le plus abouti. C’est le récit d’une enfance sous l’emprise maternelle, du désir sauvage de s’émanciper. La narratrice, âgée de 30 ans, décide de rompre avec la lignée de femmes qui l’a engendrée, condamnées depuis toujours à la reproduction de la violence. Commence le récit d’une relation mère-fille, déconstruisant les souvenirs de l’enfance et de l’adolescence. Elle parle et lutte : contre les fantasmes, les interdits, les lois, pour écrire le...